Justine BUTTANI

1er Prix du Jury Lueurs d'Artistes 2018

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Photographie Argentique "Forêt-Noire"

     

Illustration numérique - Pourpre

 

 

                      J’ai choisi de faire un profil entre l'atypique et le commun. En effet, les corps ronds ne sont pas banals. Cependant, ils le sont assez pour être regardés différemment de la part de Monsieur Tout-Le-Monde. Ainsi, cette femme dénote avec l'arrière plan. Elle porte des rayures horizontales, alors que la norme sont les rayures verticales, bien droites et définies. Cependant elle n'a pas l'air mal à l'aise avec son environnement. Elle semble, au contraire, confiante en elle.


            J'ai dessiné sa tête en arrière de manière très épurée ; il n'y a que sa bouche de définie. Ainsi, le vide laisse le choix au spectateur de décider le caractère de cette femme. Est-elle en train de fermer les yeux, ou, au contraire, de nous regarder?

            Il en va de même pour la position de son corps. Elle est debout, droite, mais ne prend pas la pose. Les lignes horizontales accentuent ses formes. Elles enveloppent tout son corps, en font presque partie. Elles rappellent les tenues de prisonniers. La femme est-elle prisonnière de son corps, ou de l'image qu'on lui donne?

            Ce projet parle avant tout d'un problème actuel : la grossophobie. Mais il parle aussi du corps des femmes en général, qui se transforme toute leur vie. Ainsi, la grossophobie ne concerne pas uniquement la peur des gros, mais la peur de le devenir aussi. Cette femme est peut-être le reflet d'une autre dans le miroir, dont le corps évolue et qui a le sentiment, et l'angoisse, de grossir.

            L'illustration est très peu colorée. En effet, je n'ai pas souhaité prendre de position franche à travers les couleurs. Seules les lèvres rouges, symbole de la femme séductrice, sont accentuées. Car avant tout c'est une femme, qui doit se battre au quotidien

 

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